Lord of War

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Yuri
Ne vous inquiétez pas, je n'vais pas vous raconter un tas d'bobards pour me justifier. Je vais simplement vous raconter ce qui s'est passé.

Yuri
Il y avait toujours eu des règlements de compte dans mon quartier. Mais je n'y avais jamais assisté de mes propres yeux. J'avais le chic pour arriver cinq minutes plus tôt, ou cinq minutes plus tard... pas ce jour là. (Bang Bang) Ça a été une révélation. Le choc n'aurait pas été plus violent si c'était sur moi qu'on avait tiré. On choisit la restauration parce qu'on se dit que les gens auront toujours besoin de manger, mais ce jour là j'ai compris que ma vraie vocation était de satisfaire un autre besoin élémentaire de mes congénères.

Yuri
La première fois qu'on vend une arme c'est un peu comme la première fois qu'on fait l'amour. On ne sait absolument pas ce qu'on fait mais c'est très excitant et quoi qu'il arrive on trouve que ça se termine beaucoup trop vite.

Yuri
Jusqu'a présent j'avais toujours fuit la violence alors que j'aurais dû m'y précipiter. C'est dans notre nature. Les plus anciens squelettes humains était criblés de pointes de flèche.
Vendre des armes c'est comme vendre des aspirateurs, on passe des coup de fils, on fait des kilomètres, on prend des commandes... J'étais un marchant de mort parmi d'autres. Je fournissais toutes les armées, sauf l'armée du salut. Je vendais des UZI fabriqués en Israël à des musulmans. Je vendais des balles communistes à des fascistes. J'ai même livré du matériel aux Afghans quand ils combattaient mes ex-compatriotes soviétiques. Je n'ai jamais fait d'affaires avec Ben Laden. Pas pour des raisons morales, mais parce qu'a l'époque ils faisait des chèques en bois.

Yuri
On dit que tout homme a un prix... mais tout homme ne se laisse pas acheter. L'argent n'intéressait pas Jack Valentine d'Interpol. Lui, il travaillait pour la gloire.

Yuri
La deuxième règle essentielle dans le commerce ces armes c'est de s'assurer d'un moyen de paiement sécurisé, de préférence à l'avance et si possible sur un compte off-shore. C'est pour ça que je choisis mes clients avec soins. On peut dire ce qu'on veut des chefs de guerre et autres dictateurs, il n'en reste pas moins qu'ils ont généralement le sens de l'ordre et qu'ils paient toujours dans les délais.

Yuri
La première et la plus importante des règles dans ce métier c'est d'éviter de se faire tirer dessus avec des armes qu'on a vendu.

Yuri
D'après l'expérience que j'en ai, beaucoup d'histoire d'amour réussies sont fondées sur le mensonge et la tromperie. Quand on sait comment elles finissent en général, ça semble tout à fait logique.

Yuri
De toutes les armes du vaste arsenal soviétique, la meilleure source de profit était sans conteste le célèbre fusil d'assaut automatique modèle 1947 plus connus sous le nom de AK-47 ou Kalachnikov. Le fusil d'assaut le plus célèbre du monde. Une arme appréciée par tout les combattants. Quatre kilos sept d'acier et de bois d'une élégante simplicité. Incassable il ne chauffe pas il ne s'enraye jamais. Couvert de boue ou plein de sable il continue de fonctionner. Il est d'un emploi si facile que même les enfants peuvent s'en servir... Et ils s'en servent. Les soviétiques l'avait fait figuré sur une pièce de monnaie, le Mozambique sur son drapeau. Depuis la fin de la guerre froide, la kalachnikov est devenue le premier produit d'exportation de la Russie, devant la vodka, le caviar et les écrivains suicidaire. En revanche personne n'a jamais fait la queue pour acheter leurs voitures.

Yuri
Afrique toutes les factions s'attribuent les noms les plus ronflants. "Front patriotique", "Armée de libération", "République démocratique de ceci, de cela". Evidement ils pourraient difficilement adopter le seul nom qui conviendrait : "Fédération des oppresseurs pires que les précédents".

Yuri
On dit "Le mal triomphe partout où les hommes de bonne volonté ont échoués" Il suffirait de dire "Le mal triomphe partout". J'avais maintenant encore plus de choses en commun avec le chef de ce pays que Dieu semblait avoir oublié. Chacun de nous voyais dans l'autre quelque chose qu'il n'aimait pas, comme si on se tendait réciproquement un miroir.

Yuri
Vous savez qui héritera de la terre ? Les marchands d'armes. Parce que les autres sont trop occupés à s'entretuer. C'est ça le secret de la survie : Ne jamais faire la guerre... surtout pas contre soi-même.

# Posté le vendredi 13 juin 2008 10:20

Lord of War

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Vitaly : Ça va mon frère ?
Yuri : Non.
Yuri : : Lui c'est Vitaly mon frère cadet. Il était aussi paumé que moi, à l'époque mais il ne le savait pas encore.


Yuri : (lisant un poster) : Mais pourquoi "attention au chien" ? T'as pas d'chien ! C'est dissuasif ?
Vitaly : Ouais, pour moi. Pour me rappeler le chien qui est en moi. Le chien qui pense qu'a baiser tout ce qui porte une jupe et a massacrer ceux qui sont plus faibles que lui. Disons que c'est pour m'inciter à être plus humain.
Yuri : Mais faut pas être un peu chien justement pour être plus humain ? Le chien est peut-être ce qu'il y a de meilleur en toi. Tu crois pas ? Tu n'es p'tet qu'un chien à deux pattes qu'est-ce que t'en sais ?


Yuri : Si y'a du fric à se faire c'est à l'échelle du monde, avec les vraies guerres.
Vitaly : Yuri, qu'est-ce que t'y connais aux armes ?
Yuri : Je sais de quel coté il vaut mieux se placer.


Yuri : Un mec qui vend des bagnoles il parle de son boulot hein, et un marchant de cigarette il en parle. Pourtant les produits que vendent ces deux là tuent plus de gens par an que les miens, et les miens, ils ont un cran de sûreté. Si ces gens là ont le droit de se taire sur leurs activités, je l'ai aussi.
Vitaly : Génial... Impressionnant... T'es doué. C'est vrai, tu m'as presque convaincu.

# Posté le vendredi 13 juin 2008 10:29

Lord of War

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Valentine : Vous êtes trafiquant d'armes.
Yuri : Marchand.
Valentine : Marchant, trafiquant... Vous faites fortune en fournissant aux populations les plus pauvres de la planète les moyens de continuer à s'entretuer. Et vous savez pourquoi je fais ce que je fais ? Après tout, y'a des missions bien plus prestigieuses. On pourrait croire qu'il est beaucoup plus crucial pour la sécurité du monde d'enquêter sur les arsenaux nucléaires. Ce n'est pas le cas. Oh non il se trouve que neuf victimes sur dix sont assassinés chaque jours au moyen de petites armes telles que les vôtres. Jusqu'a aujourd'hui les missiles nucléaires sont restés dans leurs silos. Ce sont vos AK-47 qui sont les vraies armes de destructions massives aujourd'hui.
Yuri : Je ne veux la mort de personne Valentine. Je ne suis pas derrière les types qui utilisent mes armes pour tuer. J'admets que les conflits sont bons pour le commerce mais je préfère que mes clients loupent leur cible, l'essentiel c'est qu'ils tirent. Je peux m'en aller ? Vous n'avez rien contre moi. Ça me gène les menottes !
Valentine : Puisque vous connaissez si bien les lois Vous n'êtes pas sans savoir que j'ai le droit de vous garder 24h et ce, sans motifs d'inculpations ? Vous allez me demander pourquoi je le ferais, et je vous assure que ce n'est pas du tout parce que votre compagnie m'est agréable. Oh non, si j'ai l'intention de vous retenir, en utilisant chaque seconde des 24 heures légales ce n'est que pour retarder d'autant le destin tragique qui attends vos victimes. Et ce ne sont pas 24 heures de liberté dont je vous prive, c'est un jour de vie que j'offre à un enfant, à une mère ou a un père innocent qui auront droit à ces quelques heures de sursit pendant que vous êtes hors circuit.


Yuri : J'suis content.
Valentine : Pourquoi ?
Yuri : Pour vous. Profitez en ! Dites moi que je suis l'incarnation du mal, dites moi que je représente tout ce que vous haïssez. Quoi d'autre... que je suis responsable de l'effondrement général des valeurs humaines et de l'ordre du monde. Je suis le père des génocides. Dites vite ce que vous avez à dire. Vous n'avez pas beaucoup de temps.
Valentine : Vous n'écoutez pas ce qu'on vous dit ? Ou vous êtes idiots ? Vous avez violé quasiment tous les embargos en vigueur. On a assez de preuves aujourd'hui pour que vous écopiez d'une douzaine de condamnation à vie. Vous allez passer les dix années qui arrivent à faire la navette entre une cellule, un parloir de prison et des tribunaux avant même de commencer à purger votre peine ! Je n'ai pas l'impression que vous mesuriez la gravitée de votre situation !
Yuri : Pour mes parents je n'existe plus. Ma femme m'a quitté avec mon fils. Mon frère s'est tué. Croyez moi, la gravité de ma situation je la mesure aujourd'hui. Mais je peux vous assurer que je ne serais jamais traduit en justice.
Valentine : C'est du délire.
Yuri : J'vous aime bien Jack. Enfin n'exagérons rien. Y'a quelque chose de touchant en vous. Et je vous comprends. Je vais vous expliquer ce qui va se passer. Pour que vous y soyez préparé quand ça arrivera.
Valentine : Ha ! J'vous écoute.
Yuri : On va venir vous dire que quelqu'un vous demande à l'extérieur. Dans le couloir il y aura un de vos supérieur hiérarchique. Il commencera par vous complimenter pour le magnifique travail que vous avez accomplis, vous dira que le monde est plus sûr grâce à vous, que vous allez obtenir une citation... une promotion... Sur quoi il vous donnera l'ordre de me remettre en liberté. Vous allez protester, vous allez même sans doute menacer de démissionner. Pour rien. Je serais effectivement relâché. Je serais libéré, pour les raisons mêmes qui vous font penser que je devrais être condamné. Je suis la collaboration zélée des hommes d'état les plus violents et les dictateurs les plus inhumains qu'ils soient sur cette terre. Mais ce qu'il faut que vous compreniez... c'est que certain d'entre eux sont les ennemis de vos ennemis. Et comme il se trouve que le plus gros marchant d'arme de la planète est votre patron, le président des Etats-Unis qui vend plus de matériel que moi en un an, il peut s'avérer embarrassant qu'on retrouve ses empreintes sur la gâchette. Et c'est pour ça qu'il a besoin de freelances comme moi. Pour approvisionner certains amis dans le besoin. Donc... si à vos yeux j'incarne le mal, malheureusement pour vous, je suis un mal nécessaire.
Valentine : J'allais vous dire d'aller en enfer... mais je crois que vous y êtes déjà.

# Posté le vendredi 13 juin 2008 10:35

Blow

Blow
BLOW

A la fin des années soixante, sur la côte Ouest, le commerce des stupéfiants connaît un véritable essor. C'est dans ce contexte que George Jung, un Américain moyen, souhaite mener une vie trépidante et divertissante. George voyage alors en Californie, Etat du soleil et de la nonchalance. La marijuana étant lucrative et facile à revendre, il compte tirer profit de ce commerce florissant. Avec un sens inné des affaires et la complicité de Barbara et Derek Foreal, il met sur pied le premier réseau californien de drogues douces. La soif de richesse le gagne rapidement, mais la réalité le freine aussi vite : il est arrêté et mis en prison.
Derrière les barreaux, il fait la connaissance de Diego Delgado, un détenu qui se vante d'être régulièrement en contact avec d'importants trafiquants colombiens. Diego lui prouve qu'il ne mentait pas et le présente à Pablo Escobar, chef du cartel de Medelin.
C'est également grâce à Diego que le trafiquant américain fait la connaissance de Mirtha, une ravissante jeune femme dont il tombe aussitôt amoureux.





Date de sortie : 19 Septembre 2001
Réalisé par Ted Demme
Avec Johnny Depp, Penélope Cruz, Franka Potente, Jordi Molla et Ray Liotta
Film américain. Genre : Drame, Biopic
Durée : 2h. Année de production : 2001
Distribué par Metropolitan FilmExport

Note : *****

La Réplique Culte : Au bout du compte, est-ce que ça valait la peine ? Bon Dieu...Comme ma vie a changé de manière irréversible. C'est le dernier jour d'été et moi je resterai à jamais dans le froid. Je reconnait que j'ai eu plus que ma part de moments intenses. La plupart des gens n'ont pas la vie dont ils avaient rêvé. Moi, durant la mienne, j'ai éparpillé mon coeur par-ci par-là, et il ne m'en reste pas pour vivre à présent. Mais je m'efforce de sourire, car je sais que mon ambition a de loin dépassé mes talents. Il n'y a plus de chevaux blancs ni de jolies femmes devant ma porte. (Johnny Depp)

# Posté le mardi 01 juillet 2008 09:50

Blow

Blow
George Jung (Johnny Depp)

Quand on passe une frontière avec de la drogue il faut savoir maîtriser ses nerfs. Moi je pense à quelque chose d'agréable. Une fête marrante, un moment d'extase, une nuit d'amour. J'essaye de visualiser l'endroit et de m'y projeter, le genre méditation transadentale si vous voulez. Le truc c'est de passer en revue tous les petits détails. Tout est bon pour éviter de penser que vous risquez de passer un bon nombre d'années en prison si les douaniers trouve 15kg de poudre dans vos valises.

# Posté le mardi 01 juillet 2008 09:57